Témoignages des anciens : Julie Vallée, Chargée de Recherche au CNRS

Julie VALLEE
Promotion 2003/2004
Chargée de Recherche en géographie au CNRS
UMR Géographie-cités (Paris)

J’ai été diplômée du Master de géographie de la santé en 2004. A cette époque, je m’intéressais avec l’Institut Pasteur à la géographie des moustiques vecteurs du paludisme dans un petit village du Sénégal. Puis, je suis partie au Laos faire ma thèse avec l’IRD… et mon intérêt envers les moustiques s’est trouvé dépassé par celui que je me suis mis à porter aux habitants de plusieurs quartiers de Vientiane et à leurs façons de vivre au quotidien dans la ville. En post-doctorat à l’INSERM et ensuite en poste au CNRS, j’ai continué à m’intéresser aux pratiques spatiales des habitants – mais dans de plus grandes villes comme Paris et Montréal – pour approfondir les effets de lieu sur la santé en collaboration avec des chercheurs en géographie sociale et urbaine, en épidémiologie et en sociologie.
Et plus dix ans après avoir été diplômée du Master, je continue à échanger avec des membres de ma promo, qui (fort heureusement!) ont choisi des approches différentes – mais complémentaires – pour faire de la géographie de la santé “.

Témoignages des anciens : Audrey Pompignac, Coordinatrice de l’Atelier Santé Ville à Clichy-la-Garenne

Audrey POMPIGNAC
Promotion 2009-2011
Coordinatrice Atelier Santé Ville
Clichy-la-Garenne

« Après avoir tenté vainement le concours de professeur des écoles, je me suis réorientée vers le master géographie de la santé. En effet, j’avais découvert la géographie de la santé par le Professeur Amat-Roze lorsque j’étudiais en Licence 3 à l’UPEC. Son enseignement m’a donné plus qu’envie de découvrir plus en profondeur cette matière. C’est pour cela que je m’y suis inscrite en 2009. Je n’ai jamais regretté mon choix car pour moi, intégrer ce master a été « une révélation ». J’ai élargi mes connaissances et j’ai approché le prisme de la santé sous un autre angle et à titre personnel, la formation m’a permis de sortir de ma coquille et m’a rendue moins timide. Avant la formation, jamais je n’aurai pu parler devant une assemblée.

Au cours de mes années de formation, j’ai découvert trois fondamentaux :
– Le concept des inégalités sociales et territoriales de santé
– L’approche multifactorielle de la santé avec les déterminants de la santé
– La conduction de diagnostic et état des lieux qui est au cœur de la formation. 

Pour cela, le projet tutoré est au cœur même de la démarche du géographe de la santé. En effet, on y aborde le concept des Inégalités Sociales et territoriales de santé ainsi que l’approche multifactorielle de la santé avec les déterminants de la santé. Le projet tutoré est un premier pas, pour les géographes que nous sommes, dans la démarche scientifique de conduction de diagnostic / état des lieux.

A la fin de mes années d’études, j’ai eu la chance de trouver très rapidement un travail : j’ai repris le poste de coordinatrice ASV laissé vacant à la fin du mois de décembre 2011 par mon ancienne tutrice de stage. Embauchée dès février 2012, j’ai pu mettre en œuvre les fondamentaux que j’ai appris lors du master de la santé :

  • Les inégalités sociales et territoriales de santé sont au cœur des missions de l’atelier santé ville
  • J’ai fait découvrir à l’ensemble de mon service les déterminants de la santé. Nous les utilisons au quotidien dans la réflexion de la programmation de nos actions.
    Par exemple, j’anime tous les mois un atelier « Déterminants de la santé » avec les jeunes suivis dans le cadre de la Garantie Jeunes (Mission Locale) et j’ai même intégré ce concept dans des ateliers avec des femmes en apprentissage du français.
  • Dans le cadre des missions de l’Atelier Santé Ville Je suis amenée à réaliser et conduire des diagnostics et j’ai été amenée, notamment, à rédiger et à élaborer le contrat local de santé.

Pour conclure : ce master a été pour moi, mes meilleures années universitaires car elles m’ont permis de m’épanouir autant socialement que professionnellement »